Politique

Affaire des assistants parlementaires européens du FN : un dispositif inédit de communication pour la cour d’appel de Paris

Affaire des assistants parlementaires européens du FN : un dispositif inédit de communication pour la cour d’appel de Paris

A décision exceptionnelle, dispositif exceptionnel. Pour la première fois de son histoire, l’institution judiciaire peut, en décidant d’une éventuelle culpabilité de Marine Le Pen dans l’affaire des assistants parlementaires européens du Front national, avoir une influence définitive sur le casting des candidats à l’élection présidentielle. Condamnée en première instance à cinq ans d’inéligibilité assortis d’une exécution provisoire et de quatre années d’emprisonnement dont deux ferme, mais aménagées sous bracelet électronique, Marine Le Pen saura ce mardi 7 juillet, en début d’après-midi, si elle pourra ou non se lancer dans la course à l’Elysée. Et à quelles conditions. Une lourde charge qui revient à la magistrate, Michèle Agi, présidente de la cour d’appel de Paris, qui sera assistée de deux assesseurs.

Rarement une décision de la cour d’appel de Paris a été aussi attendue. Et il y a fort à parier qu’elle sera décortiquée, commentée, débattue… et critiquée. Dès mardi soir, Marine Le Pen interviendra en direct au journal de 20 heures de TF1. Le jugement de première instance avait à l’époque fait l’objet d’un tir de barrage organisé de toute l’extrême droite, relayée par plusieurs médias, notamment ceux de la galaxie Bolloré (CNews, Europe1, Le Journal du dimanche…). Avec un angle d’attaque principal : la dictature des juges contre la volonté populaire, et donc l’expression démocratique.

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