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Manifestation du 31 octobre : les syndicats attaquent la préfecture en référé pour pouvoir contester l’interdiction de leur parcours à Paris

Manifestation du 31 octobre : les syndicats attaquent la préfecture en référé pour pouvoir contester l’interdiction de leur parcours à Paris

Sept syndicats de salariés et d’étudiants ont attaqué la Préfecture de police de Paris en référé, jeudi 29 octobre, afin que soit publié « au plus vite » un arrêté d’interdiction partielle de manifester samedi dans la capitale entre la place de la Bastille et la place de la Nation, comme ils le souhaitent, afin d’avoir le temps de pouvoir le contester en justice.

La CGT, FO, la FSU et Solidaires, ainsi que la FAGE, l’Union étudiante et l’UNEF avaient annoncé, mercredi, que les autorités leur avaient signifié oralement cette interdiction et leur avaient proposé un « parcours porte de Bagnolet-porte de Charenton », en lisière de la capitale.

L’intersyndicale d’Ile-de-France « refuse de tomber dans le piège tendu par la préfecture lors de la manifestation du 24 octobre, consistant à prendre un arrêté d’interdiction bien trop tard pour nous empêcher de le contester devant le tribunal », déclarent les organisateurs de la manifestation dans leur communiqué.

« Faire respecter le droit fondamental de manifester »

Le référé, consulté par l’Agence France-Presse, demande que les arrêtés portant sur la manifestation de samedi soient publiés « au plus tard vingt-quatre heures avant le début de cette manifestation, soit au plus tard le vendredi 30 octobre 2026 à 12 heures, seule mesure permettant un accès utile au juge des référés ».

« Nos organisations attaquent donc au tribunal, dès à présent, la préfecture, pour enjoindre cette dernière à édicter son arrêté d’interdiction au plus vite, afin que nous puissions le contester » et « faire respecter le droit fondamental de manifester, y compris le choix du parcours », ajoutent les syndicats. Un parcours en lisière de la capitale, entre la porte d’Italie et la porte de Vincennes, leur avait déjà été imposé 24 octobre.

L’intersyndicale tiendra une conférence de presse, vendredi à 10 heures à la Bourse du travail de Paris « pour parler de la situation et rappeler que le droit de manifester ne se négocie pas ».

De son côté, la coordination des gilets jaunes a annoncé dans un communiqué avoir sollicité la préfecture pour un rendez-vous, vendredi matin, concernant le parcours de manifestation qu’elle a déclaré lundi entre la place de la Bastille et la place de la Concorde.

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