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Rafael, mineur, frappé à Paris par « des dizaines » de policiers le 17 octobre : une enquête a été confiée à l’IGPN

Rafael, mineur, frappé à Paris par « des dizaines » de policiers le 17 octobre : une enquête a été confiée à l’IGPN

Une enquête est en cours à Paris pour violences avec arme, commises en réunion sur un lycéen roué de coups par de nombreux policiers place de la République, à Paris, lors de la manifestation du 17 octobre, une scène filmée et diffusée sur X, a appris l’Agence France-Presse (AFP) auprès du parquet.

Sur cette vidéo, on voit Rafael, 17 ans, vêtu de noir et d’un chapeau de paille, pris au milieu d’une charge policière place de la République. Bousculé, il prend de premiers coups, reste sur place, puis tombe à terre sous d’autres coups. Au sol, des dizaines de policiers l’entourent et de nombreux le frappent à coups de matraque, de pied et de bouclier. Le jeune homme reste ensuite à terre, avant d’être secouru par d’autres manifestants.

Le parquet a expliqué s’être auto-saisi et avoir confié des investigations à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN). Le jeune homme a ensuite porté plainte, le 28 octobre. Selon cette plainte dont l’AFP a eu connaissance, Rafael est venu d’Essonne dans la capitale pour « protester contre la vie chère et soutenir le mouvement lycéen ». Face à « l’ambiance houleuse », Rafael a cherché à « quitter la place » de la République, mais s’est retrouvé bloqué par « un énième mouvement de foule occasionné par une charge policière ».

Un « lynchage »

« Seul, pacifique, et non armé, il a été victime d’un déferlement de violences de la part de dizaines de fonctionnaires de police issus de deux colonnes qui ont rué sur lui », dénonce sa plainte. Laissé à terre, des personnes lui viennent en aide : des « streets medics », selon la plainte. A l’hôpital, les pompiers constatent « un traumatisme crânien et de multiples contusions sur l’ensemble du corps ».

De son côté, le parquet enquête pour violences ayant entraîné une incapacité totale de travail supérieure à huit jours. « Rafael est à l’image de centaines d’autres manifestants, qui ont subi des violences complètement injustifiées et arbitraires, pour lesquelles aucune enquête IGPN ne sera ouverte d’office faute de vidéo virale », a réagi son avocate Me Alice Becker, contactée par l’AFP.

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