Politique

Enseignement supérieur : le « sous-financement » reste sans réponse, malgré un « premier pas » gouvernemental, estiment les présidents d’universités

Enseignement supérieur : le « sous-financement » reste sans réponse, malgré un « premier pas » gouvernemental, estiment les présidents d’universités

Les annonces du gouvernement pour tenter d’éteindre la crise lycéenne et étudiante sont « un premier pas prenant en compte les attentes exprimées » tout en regrettant l’absence de réponse sur le « sous-financement chronique des universités », selon les présidents dans un communiqué France Universités, qui regroupe 117 directions d’établissements de l’enseignement supérieur public, dont les présidents de quelque 70 universités.

L’association a notamment salué la création « bienvenue » de 15 000 places dans l’enseignement supérieur, dont 10 000 en BTS, et les 200 millions d’euros débloqués dès 2027 pour la rénovation des bâtiments. L’organisation a toutefois « regrett[é] » que le « sous-financement chronique des universités », pointé par les assises du financement des universités, « n’ait toujours pas obtenu de réponse ».

En juin, un rapport publié à l’issue de ces assises lancées en janvier par le gouvernement, jugeait que le modèle financier des universités ne serait « plus soutenable d’ici à 2030 » en l’absence d’évolution de leur financement. France Universités a également dit attendre des « annonces fermes » sur le financement de la réforme de l’accès aux études de santé.

Concernant la revalorisation et l’indexation des bourses étudiantes sur l’inflation, France Universités a considéré que « le débat des présidentielles devra aussi permettre d’envisager de quelle manière il est possible d’aller plus loin ».

Enfin, sur la plateforme d’accès à l’enseignement supérieur Parcoursup, dont le gouvernement a annoncé des réformes dès l’an prochain avant son remplacement en 2028, l’association a estimé que « si l’outil doit évoluer, voire se transformer, il ne doit pas être l’objet sacrificiel dissimulant les causes profondes d’un malaise qu’il ne fait que mettre au jour ». « Parcoursup n’est rien d’autre que le révélateur des incohérences de la politique menée depuis des années », a assuré France Universités.

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