Après les retraités, les demandeurs d’emploi. Mardi 30 juin, le conseil d’administration de l’Unédic – l’association paritaire copilotée par les acteurs sociaux qui gère l’assurance-chômage – n’a pas trouvé de majorité pour revaloriser, au 1er juillet, les allocations servies par le régime. Les syndicats avaient proposé une hausse de 2,41 %, équivalente à celle appliquée au smic, le 1er juin, pour tenir compte de l’emballement de l’inflation. Mais les représentants du patronat s’y sont opposés. Avec 25 voix pour et 25 voix contre, les règles en vigueur entraînent le maintien des « montants journaliers » attribués jusqu’à présent (avec, notamment, une indemnisation minimale égale à 32,13 euros par jour).
Il ne s’agit pas d’une première puisque, en 2016, déjà, les parties en présence avaient été dans l’incapacité de s’entendre. Mais le contexte était alors très différent, avec une progression de l’indice des prix beaucoup plus faible. Au-delà du coup de rabot sur le pouvoir d’achat des allocataires, l’issue du conseil d’administration du 30 juin soulève, à nouveau, la question du fonctionnement de la démocratie sociale. En octobre 2025, une situation similaire s’était produite pour la caisse de retraites complémentaires du privé : les organisations de salariés et d’employeurs, qui gouvernent l’Agirc-Arrco, n’avaient pas réussi à dégager un compromis sur l’évolution des prestations si bien que celles-ci avaient été gelées (jusqu’au 31 octobre 2026).
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