SAMU débordé d’appels, services hospitaliers saturés, déprogrammation d’opérations… L’épisode caniculaire extrême des derniers jours a fait revenir tout le lexique éprouvé durant le Covid-19, sur l’état du système de soins. Avec ce nerf de la guerre, scruté de toutes parts, comme lorsque la crise sanitaire montait : l’hôpital parvient-il à « tenir » avec un nombre de « lits » suffisants ?
Les températures sont redescendues depuis, de même que la pression sur les établissements de santé retombe lentement, avec ce décalage entre la chaleur et ses conséquences sanitaires. Mais la perspective de la saison estivale, soit ces semaines de juillet et d’août traditionnellement tendues dans les établissements, du fait, notamment, des congés des soignants, inquiète déjà, alors qu’un nouvel épisode de fortes chaleurs a débuté sur une partie du territoire.
« Nous sortons à peine d’une canicule qui a mis le système de santé à rude épreuve, avec des niveaux d’activité que nous n’avions pas connus depuis le Covid-19, voire que nous avons dépassés, souligne Yann Penverne, président du syndicat SAMU-Urgences de France. Et nous savons que ces événements climatiques vont se répéter, mais nous arrivons maintenant à un moment où les congés des professionnels débutent, avec des équipes moins staffées, une offre de soins qui va se réduire, comme chaque été. On s’attend forcément à de grandes difficultés. Les équipes sont déjà sur les rotules… Tout le sujet va être de réussir à tenir dans la durée, mais à quel prix ? »
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