Dans l’aviation commerciale, faire le plein de commandes, c’est bien, mais parvenir à livrer les avions, c’est beaucoup mieux, si l’on veut des rentrées d’argent. C’est la principale leçon que l’on peut tirer des résultats financiers du troisième trimestre de Boeing et d’Airbus, publiés mardi 27 et mercredi 28 octobre, lesquels illustrent les difficultés actuelles que rencontrent les deux industriels dans leur processus productif.
Airbus a dévoilé, mercredi 29 octobre, un bénéfice d’exploitation trimestriel de 1,77 milliard d’euros, en recul de 9 %. Dans la division aviation commerciale, qui représente les trois quarts du chiffre d’affaires et des profits, la chute est encore plus prononcée : − 12 %, à 1,38 milliard d’euros.
L’avionneur européen a indiqué que ce recul était majoritairement dû au fléchissement du volume de livraisons d’avions à partir de l’été. Entre juillet et septembre, Airbus a fourni à ses clients 196 avions, contre 201 durant la même période en 2025, et depuis le début de l’année 547, contre 507 un an plus tôt. Le carnet de commandes s’élevait fin septembre à 9 310 avions, soit dix ans de production au rythme actuel. Un record absolu pour l’entreprise.
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