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Mortalité périnatale : malgré des chiffres toujours inquiétants, les causes restent encore à explorer

Mortalité périnatale : malgré des chiffres toujours inquiétants, les causes restent encore à explorer

L’alerte était déjà donnée, mais de nouvelles statistiques viennent l’étayer. La mortalité périnatale (autour de la naissance) poursuit sa tendance haussière, selon les données rendues publiques par la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), mardi 7 juillet. Dans la foulée, Santé publique France (SPF) a communiqué sur la mortalité infantile (jusqu’à 1 an), mercredi 8 juillet, pour tenter d’en éclairer les causes sur dix ans.

En 2024, le taux de mortalité périnatale (soit le nombre d’enfants nés sans vie ou décédés au cours des sept premiers jours, rapporté à l’ensemble des naissances, à partir de 22 semaines d’aménorrhée) atteint 11,2 pour 1 000, selon des données hospitalières reprises par la Drees. Une augmentation qui a commencé dès 2021 (ce taux se situait alors à 10,6 pour 1 000), mais « particulièrement » marquée entre 2023 et 2024 (+ 0,4 point).

Voilà plusieurs mois que le sujet s’est installé dans le débat public, la France empruntant une trajectoire défavorable par rapport à ses voisins européens, sans que les scientifiques et les politiques ne s’accordent pour l’expliquer. Dans le champ politique, le gouvernement a lancé une mission sur le sujet de la périnatalité, dont de premières préconisations ont été dévoilées ce mardi. Le Parlement a, lui, adopté en première lecture, en mai 2025, un moratoire de trois ans sur les fermetures de maternités, sauf si celles-ci présentent un danger pour les patients, afin de répondre à la hausse de la mortalité infantile. Pour comprendre le phénomène, la mise en place d’un « registre des naissances et des décès » a été annoncée par le gouvernement, en mars 2025.

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